Historique de l'amicale

Historique de l’Amicale et de l’école de Couville :

L’Amicale des Parents d’Elèves de Couville a été crée en septembre 1975 sur l’initiative du directeur de l'école et secrétaire de mairie, Marc Joineau.

Nota : Dans les années 1970 il était bon ton que le secrétaire de mairie soit le directeur de l’école.

A la moitié des années 1970, la région basse Normandie accusait du retard en termes d’accueil d’enfants dans le préélémentaire (maternelle). Le syndicat national des instituteurs a œuvré pour y remédier. Et en 1975, la commune de Couville se distingue, en réussissant à mettre en place une classe de maternelle en 4 mois.

La commune de Couville se trouva alors face à un problème car il fallait aussi créer en même temps, un transport scolaire et une cantine.

N’envisageant pas la gestion de la cantine, il a donc été décidé de créer l'Amicale des Parents d’Elèves pour la gérer, le transport scolaire étant pris en charge par le conseil général.

L’APE a été crée le 16 septembre 1975, le premier président de l’amicale a été Pierre CHARDOT, qui décéda malheureusement en octobre 1975. Ce fut alors le vice-président qui prit la relève, Marc LEJEUNE.

L'Amicale a démarré grâce a des dons personnels et avec l'aide de la société de chasse.

Madame AVOINE Berthe fut la première cantinière, elle y travailla durant 13 années.

1976

 Le 16 septembre 1975, sur le parking de l’école.

Quelques dates clés :

1789 : L’actuelle mairie fut la première école primaire de Couville, elle comptait alors deux classes et assurait aussi les logements de fonction pour les instituteurs. Elle s’appelait « l’école de l’église ».

1975 : Construction de la maternelle et de la cantine. Création de l’APE.

1979 : Création d’une quatrième classe (Mme Lecacheur).

1982 : Création de la garderie.

1985 : Création d’une cinquième classe et construction de la première tranche du groupe primaire.

1987 : Fermeture de la classe unique de Saint-Martin le Gréard et désignation de Couville comme école d’accueil. Extension du groupe primaire, création d’une sixième classe et d’une garderie qui fonctionnait déjà dans la cantine.

1988 : Départ en retraite de la première cantinière, Madame Avoine Berthe.

1992 : Construction du groupe maternelle.

1996 : Menace de suppression d’une classe mais grâce à la détermination des enseignants, de l’APE et de la municipalité la classe est conservée. Peut-être aussi grâce à la  fermeture de la classe unique de Breuville et à la désignation de Couville comme école d’accueil.

2011 : Création de la septième classe.

2012 : Tentative de fermeture de la septième classe. Mais grâce à la mobilisation de toutes et tous celle-ci est maintenue.

2016 : Ouverture de la huitème classe grace à la mobilisation des parents.

 

L'histoire de notre école (Raconté par Marc Joineau)

Le premier document en notre possession attestant de l’existence d’une école à Couville est un état des citoyens datant de 1789. Il nous apprend que l’instituteur se nomme Jean Louis FLEURY et que son épouse Françoise FLEURY est également institutrice. Tout laisse à penser qu’il y avait  une école de garçons et une école de filles.

Dans le rôle des impôts de 1792 nous apprenons que Françoise FLEURY exerce également les fonctions de sage femme.

En 1789 deux hommes seulement savent «  plus que lire et écrire » le curé et l’instituteur certainement bien que l’orthographe de ce dernier ne soit pas bien assurée comme en témoigne le document « questce quon aprans aux enfans ».

 Le second document trouvé en mairie concernant l’école date de 1859. Il a le mérite d’être plus complet et nous renseigne sur l’état de la commune à cette époque. Il s’agit du « Rapport annuel sur la situation de l’école publique de COUVILLE » rédigé par Mr LEBEDEL Théophile directeur de l’école de garçons et destiné à l’inspecteur primaire.

A cette date la commune de Couville compte 682 habitants dont 147enfants de 3 à 14 ans qui se répartissent en 78 garçons et 69 filles. Un tableau indique la population de chaque village ou hameau sa distance à l’école et l’état des chemins pour s’y rendre. La majorité des chemins sont mauvais seule la route allant du Bourg Neuf au Hameau Leconnétable semble bonne.

Deux hameaux ont disparu La Fouberderie qui comptait 41 habitants ( il reste des ruines) et Michelot 19 habitants.

Nous sommes renseignés sur les activités des habitants : « Le sol est généralement maigre et accidenté, peu fertile. On y cultive le froment, l’orge, le sarrasin, la pomme de terre, le panais, le navet et le panais pour l’engrais des bestiaux. Le lin et le chanvre y croissent aussi… les jannières sont nombreuses …… plusieurs cours d’eau traversent la commune et font marcher un moulin …… les enfants s’occupent aussi l’hiver et l’été à cultiver les terres et soigner les bestiaux…. »

Mr LEBEDEL informe l’inspecteur sur la fréquentation scolaire au cours des différents mois et de l’évolution de sa rétribution par les enfants « payants » qui diminue en juillet car des élèves ont quitté la classe pour aider leurs parents aux moissons elle n’est pas élevée en octobre certainement à cause du ramassage des pommes.

L’instituteur semble avoir quelques difficultés à faire comprendre aux parents « la nécessité de donner à leurs enfants une bonne instruction et une bonne éducation » quant à l’autorité communale « elle devrait de son côté établir une classe accessible à tous les enfants en l’agrandissant et en la rendant salubre » ( la classe fait moins de 20 m2). A cette époque la classe en question se situait dans l’actuelle salle de réunion du conseil municipal qu’elle partageait avec la mairie puis qu’il demande plus loin : « Exhaussement complet et à hauteur de chambres de toute la maison d’école ». Ces travaux seront exécutés et la mairie se situera jusqu’en 1968 dans une petite pièce à l’étage avec accès par l’escalier existant encore au pignon.

La seule personne qui pourrait avoir de l’influence sur l’esprit des parents des enfants qui ne viennent point en classe c’est M le curé.

Les livres employés dans l’école sont : Catéchisme des diocèses, doctrine chrétienne de l’ Homon, Grammaire française par Noël et Chapsal, livres de lecture courante et graduée, manuscrits autorisés par le Conseil d’Instruction publique Paroissien des écoles.

Comme améliorations nécessaires M LEBEDEL souhaite : « L’agrandissement de la classe, une communication extérieure pour la salle de la mairie (il fallait donc passer par la classe pour accéder à la mairie) et des lieux d’aisance ( les enfants allaient satisfaire leurs besoins naturels dans la nature) ». Il manque au mobilier scolaire : « un christ, le buste de l’empereur et celui de l’impératrice, un poêle, deux tableaux noirs, des cartes murales  etc.. »

Nous nous rendons compte que cette école dite publique d’avant les lois de Jules Ferry (1880, 81) était sous la tutelle de l’église d’autant plus que la dernière inspection subie par l’instituteur a été effectuée par le curé.

Il est aussi très intéressant de s’imaginer l’état en 1859 du bâtiment qui sert actuellement de mairie et qui abritait un logement de fonction une classe et de la mairie. Ce bâtiment n’avait donc pas d’étage,  le logement se composait d’une cuisine, d’un grenier d’un cellier, la classe et la mairie se serraient dans ce qui est actuellement la salle du Conseil municipal, jusqu’en 1970 deux barres de fer ressortaient dans les allées de la classe, souvenirs de l’ancienne cloison sans doute.

Jusque dans les années 50 ce bâtiment a accueilli l’école de garçons, l’école de fille était avant que la scolarisation des filles devienne obligatoire dans la pièce qui est actuellement la salle informatique avec ouverture sur la cour car le parking n’a été créé qu’en 1968.  après les lois de Jules Ferry en  1896 exactement la municipalité a envisagé de construire une école de fille digne de ce nom, des plans ont été établis, ils existent encore dans les archives de la mairie, mais la dépense étant hors de proportion avec les ressources de la commune un autre choix a été effectué, une classe a été crée  au pignon du bâtiment de l’école de fille et a servi jusqu’en 1986, c’est actuellement la salle des associations.

En 1926 la commune versait une allocation aux familles nombreuses pour les enfants fréquentant l’école.

1932 début de gémination, création d’un cours préparatoire mixte (dans le local actuel de la salle informatique), cours qui sera supprimé puis ré ouvert en 1953 puis refermé à cause de la diminution des effectifs de l’école lorsque tous les enfants de CM2 partiront au collège au début des année 60.

 1939 il n’y avait pas de cantine la municipalité prenait à sa charge les soupes scolaires.

 Durant la dernière guerre l’école a du accueillir des occupants, il y aurait eu des Géorgiens dans l’école de filles. Les anciens racontent que Monsieur LEVITOU l’instituteur de l’époque se serait débarrassé des Allemands occupant l’école de garçons en leur disant qu’il y avait une épidémie parmi les élèves.

1945 des réparations importantes doivent être effectuées du fait des dégâts causés par l’occupation de l’école.

1947 l’école est géminée, les instituteurs sont Monsieur et Madame SAILLANT qui ont été les enseignants de nombreux anciens de la commune.

1951 Prise en charge par la commune du traitement d’une femme de service pour le balayage des classes et l’allumage des poêles.

En 1967 l’école ne compte que deux classes soit une cinquantaine d’élèves.  L’année 1975 voit la création d’une classe maternelle, de la cantine et d’un transport scolaire qui sera ultérieurement remplacé par la garderie.

La première partie du groupe neuf est mise en service en 1986 ce qui permet de regrouper toute l’école sur le même site ( la classe située dans les locaux de la mairie actuelle disparaît) ;

De nouveaux postes seront crées en 1979, 1986, 1987 nécessitant l’extension  et le renouvellement des locaux.

 L’évolution de l’école de COUVILLE nous permet de suivre les changements intervenus dans le système éducatif français lors de 200 dernières années. Tant au point de vue matériel que de l’enseignement. Nous imaginons mal la salle de classe de M LEBEDEL  en 1859 accueillant 30 à 40 garçons dans le local couvrant la moitié de la salle du Conseil Municipal, sans toilettes !!!

 Recherche effectuée par Marc Joineau.

La naissance des foulées Couvillaises

Les premières foulées Couvillaises ont été organisées en 1985. Elles se déroulaient le matin de la kermesse.

Foul e la premi re

 

 

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